Développement en thérapie cellulaire



La technologie Scarcell Therapeutics est potentiellement applicable à tous les tissus (tendons, cartilage, paroi artérielle, derme, tumeurs...) pour traiter des pathologies très différentes :
- Orthopédie : tendinopathies et arthropathies - Cardiovasculaire : l’anévrisme de l’aorte abdominale - Dermatologie : dermatite atopique, brûlure par irradiation, alopécie - Oncologie : prévention du développement métastatique

Les travaux de recherche en santé humaine portent sur le développement de deux produits : le milieu conditionné obtenu à partir des sécrétions des fibroblastes gingivaux selon un procédé spécifique, et la greffe cellulaire à partir de fibroblastes gingivaux.

Scarcell Therapeutics a mis au point une méthode d’extraction, de culture et d’amplification de fibroblastes gingivaux (FG).
Les cellules en culture ont été analysées et nous avons montré qu’elles étaient capables de se différencier en ostéoblaste, chondrocyte et adipocyte (Fournier BP et al., 2010). Par ailleurs, nous avons pu mettre au point un protocole de culture des FG optimisé en lysat plaquettaire pour remplacer le sérum en vue d’une production de cellules de grade clinique chez l’homme (Naveau et al., 2011). Lorsqu’ils sont co-cultivés in vitro avec des monocytes, les FG inhibent la différenciation des monocytes en cellules dendritiques, ceci confirment les résultats obtenus in vivo chez la souris et le lapin (Séguier et al., 2013).

Cardiologie



Dans le domaine cardiovasculaire, notre équipe de recherche a mis en évidence un effet thérapeutique très positif des fibroblastes gingivaux (FG) greffés dans des modèles d’anévrismes de l’aorte abdominale (AAA). Les FG permettent d’inhiber l’action des métalloprotéinases, enzymes détruisant la matrice extracellulaire. La surexpression de TIMP-1 et de TGF-β dans des co-cultures ex vivo d’aortes et de FG inhibe spécifiquement les MMP-1 -3 et -9 et est associée à une préservation du réseau élastique (Gogly et al., 2007 et 2009 ; Naveau et al., 2007).

Dans un modèle in vivo chez le lapin, notre équipe a également montré une réduction du diamètre des anévrismes de 22% par régénération du réseau élastique, associée à une surexpression du TIMP-1 et une persistance des FG greffés (Reinald et al., 2010 ; Durand et al., 2012). Ces résultats nous ont conduit à évaluer l’effet des FG dans un modèle de rupture d’AAA chez la souris, où nos données montrent une augmentation de la survie et une diminution de l’infiltration de cellules inflammatoires chez les souris traitées avec le FG (Giraud et al., Unpublished).

Dermatologie



Les études de thérapie cellulaire qui utilisent des fibroblastes gingivaux (FG) sont majoritairement au stade préclinique mais elles présentent déjà des avantages comparées à la greffe de fibroblastes dermiques ou la greffe de cellules souches mésenchymateuses (CSM).
Notre équipe a comparé l’efficacité de réparation des CSM et des FG sur des souris brûlées par irradiation (Linard et al., 2015). Les résultats ont révélé le développement précoce d’un épiderme épais entièrement régénéré avec apparition de follicules pileux chez les souris traitées avec les FG, bien plus tôt que chez les souris traitées avec des CSM. La réparation tissulaire était accélérée dans le groupe traité avec les FG. Les analyses plus approfondies ont montré que le traitement par FG était associé à une meilleure architecture collagénique, une moindre production de MMPs et une sécrétion plus importante de facteurs de croissance par rapport au groupe recevant des CSM.